Classement de Shanghai 2017 : les universités françaises commencent leur remontée…

Comme tous les ans depuis 2003, en plein milieu du mois d’août, le classement de Shanghai a été dévoilé. Ce palmarès mondial des « 500 meilleures universités » a du mal à se faire un nom en France car nos universités y sont généralement mal classées même si une belle remontée depuis quelques années s’amorcent…

En effet, ce classement tient compte de différents critères (nombre de prix Nobel, de publications des professeurs, du devenir des étudiants, …) dans cinq grand domaines : les sciences exactes, l’ingénierie, la médecine, les sciences humaines et les sciences sociales. Pour être globalement bien classée, il faut qu’une université soit présente dans toutes ses disciplines. Le problème français est qu’avec nos grandes écoles, nos filières de prestige sont quasiment mono-discipline et ne peuvent pas apparaître à un rang décent dans le classement de Shanghai. Car actuellement, si on se lamente qu’uniquement trois universités françaises sont dans le top 100 (Pierre et Marie Curie, Paris-sud et l’Ecole Normale Supérieure), tout n’est pas négatif surtout si l’on analyse les classements par sous-catégorie :

  • Pierre et Marie Curie est 5ème mondiale en maths et 29ème en physique,

  • Paris-Sud est 10ème en maths et 23ème en physique mais les deux manquent cruellement de sciences sociales et d’économie !

  • Dauphine est bien classée en économie mais ne propose aucun autre discipline…

La solution existe : rapprocher plusieurs universités et intégrer les grandes écoles dans celle-ci. Et cela fonctionne : la création de la PSL (Paris Sciences et Lettres) en est un bon exemple ! C’est la première université intégrée dans le but est d’être plus forte vis-à-vis du monde entier : en regroupant, entre autres, Dauphine, l’Ecole Normale supérieure et les Mines de Paris, elle devrait être classée dans Shanghai dès 2018 et une estimation la fait entrer directement autour de la 25ème place mondiale, ce qui en ferait l’université française la mieux classée.

Même si les marques sont conservées, la fin de l’autonomie des grandes écoles est inéluctable et cela au bénéfice de nos universités qui, comme partout dans le monde, arriveront peut-être un jour à se faire un nom et à rendre fier leurs anciens étudiants !

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