La réforme du lycée : bien choisir ses spécialités va être primordial !

 

A partir de l’an prochain, les trois filières de bac généraux disparaissent pour laisser place à un tronc commun (français, philosophie, histoire-géographie et enseignement moral et civique, deux langues vivantes, humanités scientifiques et numérique et sport) agrémenté de trois spécialités obligatoires en classe de première et de deux en classe de Terminale. Il sera, en plus, possible de suivre certaines options dans les lycées pouvant les offrir…

Du coup, comment choisir ses spécialités ?

Lors de la publication au Journal Officiel, le Directeur Général de l’Enseignement indiquait qu’« en voie générale (...) la combinaison des enseignements de spécialité (trinôme en première, binôme en terminale) doit prendre en compte la pertinence des poursuites d'études dans l'enseignement supérieur (...) ».  C’est évident mais encore faut-il pouvoir à 15 ans savoir quelles études supérieures suivre et en connaitre plus les exigences pour mettre en adéquation les spécialités requises. Bref, un challenge quasi impossible à relever !

L’orientation qui était déjà un casse-tête pour le lycéen et ses parents se complexifie encore plus et les réponses apportées par les lycées sont souvent assez faibles… Un autre problème est que si le conseil de classe reste souverain sur la décision du passage en filière générale, ce sont les familles qui auront le dernier mot sur le choix des spécialités. Et il faudra être raisonnable car la tentation risque d’être grande de chercher à reconstruire les anciennes filières et en particulier la filière scientifique qui « ouvre toutes les portes » avec des combinaisons maths, physique/chimie et SVT ou sciences de l’ingénieur en 1ère et maths, physique avec l’option mathématique expert qui est annoncée en terminale…

Cependant, tous les élèves n’arriveront pas à suivre et il risque d’y avoir encore plus de jeunes qu’aujourd’hui qui souffriront de devoir faire de la physique au lycée pour ensuite s’orienter vers des études commerciales, voire littéraires !

Au-delà de penser aux études supérieures, il faut se poser deux questions essentielles :

Est-ce que j’aime cette matière?
Ai-je le niveau pour réussir dans celle-ci ?

La première étant prioritaire sur la seconde….

Bien sûr, il ne faut pas ensuite croire tout ce qu’il se dit : faire de la médecine ou de l’économie sans avoir suivi un enseignement assez poussé en mathématiques est irréaliste et pour de nombreux élèves prendre cette spécialité va être indispensable en 1ère alors que le niveau sera plus élevé que celui en 1ère ES (Economique et Sociale) actuelle car une part de géométrie et de calcul vectoriel est intégrée…

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